A70 en France - pourquoi ce numéro n’existe plus ?

18 mai 2026

Carnet de tickets de métro parisien, prêt pour un voyage, peut-être sur l'autoroute A70.

Table des matières

Un numéro d’autoroute mal recopié peut suffire à envoyer un conducteur vers la mauvaise carte, surtout dans le centre de la France où plusieurs axes de la RCEA ont changé de statut ou de désignation. L’autoroute A70 n’est pas une voie actuellement identifiée comme telle sur le réseau français en service : cette appellation renvoie à une ancienne numérotation, aujourd’hui remplacée par d’autres références. Je reviens ici sur son histoire, les confusions possibles avec les A71 et A79, ainsi que les bons réflexes pour préparer un itinéraire fiable.

Le numéro A70 renvoie surtout à une ancienne désignation routière

  • Pas d’A70 française en service sous ce numéro dans le réseau autoroutier actuel.
  • L’ancienne section concernée a été successivement associée aux numéros A67 puis A77.
  • La confusion vient souvent de la RCEA, dont une partie dans l’Allier est devenue l’A79.
  • L’A71 relie notamment Orléans à Clermont-Ferrand et ne correspond pas à l’ancienne A70.
  • Pour un trajet actuel, il faut vérifier le numéro de l’axe et le nom de la commune, pas seulement une ancienne référence.

Carte des routes du sud-ouest de la France, montrant Bordeaux, Toulouse et les autoroutes A62, A65, A68, A61, A9, A75, A20, A89, A10 et N89. L'autoroute A70 n'est pas visible.

Ce que recouvre réellement la mention A70 en France

Dans le réseau français actuel, le numéro A70 n’est pas attribué à une autoroute en service. Il s’agit principalement d’une ancienne référence utilisée pour un projet autoroutier du centre du pays, autour de l’axe reliant le secteur de Dordives à Montargis.

Cette appellation peut encore apparaître dans des archives, des documents techniques ou des discussions consacrées à l’histoire des infrastructures routières. Je trouve la confusion compréhensible, car les numérotations ont évolué au fil des projets, des mises en service et des déclassements. Une route peut donc être connue sous un ancien numéro dans un document historique tout en portant une autre référence sur les cartes actuelles.

Il faut aussi distinguer cette ancienne désignation française de la Bundesautobahn 70, une autoroute allemande située en Bavière, et de l’A70 écossaise, qui est une route reliant notamment Édimbourg et Ayr. Ces deux voies n’ont aucun lien avec les infrastructures françaises.

De l’ancienne A70 à l’actuelle A77

Le secteur concerné a connu plusieurs changements de numérotation. Les archives du ministère chargé des Transports indiquent que le projet a d’abord été identifié comme une A70, avant de prendre la référence A67, puis d’être intégré à l’A77. La référence à retenir pour un déplacement actuel est donc A77, et non A70.

Période ou situation Référence utilisée Ce qu’il faut comprendre
Projet initial A70 Ancienne appellation associée au projet autoroutier.
Étape intermédiaire A67 Nouvelle numérotation donnée à une partie du projet.
Réseau actuel A77 Référence à utiliser pour préparer un itinéraire dans ce corridor.

Cette évolution montre pourquoi une recherche limitée à un ancien numéro peut produire des résultats incohérents. Dans la pratique, je conseille de croiser le numéro de l’autoroute, les villes desservies et le numéro de sortie. Une seule de ces informations peut être ancienne, mal retranscrite ou issue d’une carte qui n’a pas été actualisée.

Ne pas confondre l’ancienne A70 avec l’A71

La confusion avec l’A71 est fréquente, car les deux références appartiennent à la même famille d’autoroutes du centre de la France. L’A71 est bien une autoroute en service. Elle relie Orléans à Clermont-Ferrand, en passant notamment par Vierzon, Bourges et Montluçon, et elle se raccorde à l’A75 près de Clermont-Ferrand.

L’ancienne A70 ne constitue donc pas une autre branche actuelle de l’A71. L’A71 est un axe nord-sud majeur, tandis que l’ancienne appellation A70 correspond à une histoire de numérotation autour d’un projet ensuite rattaché à l’A77.

Les repères à utiliser sur une carte

  • A71 pour l’axe Orléans, Bourges, Montluçon et Clermont-Ferrand.
  • A77 pour le corridor autoroutier situé au sud-est de la région parisienne en direction de Nevers.
  • A79 pour la partie concédée de la RCEA dans l’Allier, entre le secteur de Montmarault et Digoin.
  • RN70 et RN80 pour les sections de la RCEA en Saône-et-Loire qui conservent ces références nationales.

Ce découpage est plus utile qu’une simple liste de numéros. Il permet de comprendre que la RCEA n’est pas une seule autoroute portant partout le même nom, mais un ensemble d’itinéraires complémentaires reliant la façade atlantique au sillon rhodanien et aux réseaux européens.

Pourquoi l’A79 apparaît souvent dans les recherches liées à l’A70

Une autre source de confusion vient de la transformation de la RCEA dans l’Allier. L’ancien itinéraire à deux voies a été aménagé en autoroute A79 sur une section d’environ 88 kilomètres entre Sazeret et Digoin. Cette infrastructure répond à un enjeu très concret, car l’axe supporte un trafic important de poids lourds et a longtemps été marqué par une accidentologie préoccupante.

Selon les données du Conseil départemental de l’Allier, la RCEA accueille autour de 15 000 véhicules par jour, avec une forte proportion de camions. La mise à 2x2 voies améliore la séparation des flux et rend les dépassements beaucoup plus sûrs, mais elle ne transforme pas pour autant la RCEA en A70. Le numéro actuel est bien A79.

L’A79 a également introduit le péage en flux libre, sans barrières physiques. Des portiques enregistrent le passage et le conducteur règle ensuite selon les modalités prévues par l’exploitant. C’est un détail important pour les automobilistes qui associent encore le péage uniquement à une barrière et à un paiement immédiat.

Comment préparer un trajet quand une ancienne référence apparaît

Lorsqu’un document mentionne A70, A67 ou une ancienne appellation de la RCEA, je recommande une vérification en quatre étapes. Elle évite la plupart des erreurs d’itinéraire, notamment pour les conducteurs qui utilisent une carte papier, un ancien logiciel de simulation ou une base de données non mise à jour.

  1. Repérer les communes de départ et d’arrivée, qui restent souvent plus fiables que le vieux numéro d’autoroute.
  2. Comparer le tracé avec une carte récente du réseau autoroutier français.
  3. Contrôler les numéros de sortie et les raccordements avec les axes voisins.
  4. Vérifier les conditions de circulation, les travaux et le péage avant le départ.

Pour une information de circulation, le numéro seul ne suffit pas. Une perturbation peut concerner une bretelle, un échangeur ou une route nationale parallèle sans bloquer toute l’autoroute. Les services d’Autoroutes.fr, de Bison Futé et des préfectures départementales sont plus adaptés pour distinguer un ralentissement local d’une coupure complète.

Il faut également tenir compte de la classe du véhicule. Un poids lourd, une voiture avec remorque et une automobile particulière ne paient pas forcément le même tarif et ne sont pas soumis aux mêmes restrictions. En période hivernale ou lors d’intempéries, des interdictions temporaires peuvent aussi viser les véhicules de plus de 3,5 tonnes ou le transport de matières dangereuses.

Ce que cette ancienne numérotation révèle des infrastructures françaises

L’histoire de l’A70 illustre un phénomène courant dans les infrastructures de transport. Un axe peut changer de numéro parce qu’il est prolongé, intégré à un itinéraire plus vaste, reclassé ou mis en cohérence avec le maillage national. Le numéro administratif ne raconte donc pas toujours toute l’histoire du tracé.

Pour la simulation de transport, cette nuance est essentielle. Une base de données réaliste doit conserver les anciennes références pour documenter l’évolution du réseau, tout en utilisant les numéros actuels pour la navigation et la signalisation. Sinon, on obtient des itinéraires historiquement intéressants, mais inutilisables pour représenter les déplacements contemporains.

Je trouve aussi que cette évolution rappelle une limite souvent oubliée des cartes numériques. Elles donnent une impression de stabilité, alors qu’un échangeur, un péage ou une classification peuvent changer sans modifier profondément le paysage visible depuis la route. Pour analyser la mobilité, il faut donc croiser la géographie, l’histoire administrative et les conditions d’exploitation.

Le bon repère à retenir pour éviter l’erreur

En France, la mention A70 doit être comprise comme une ancienne désignation historique, principalement liée à un projet ensuite identifié par les numéros A67 puis A77. Pour un trajet actuel, il faut vérifier si l’on parle de l’A77, de l’A71 ou de l’A79, selon le secteur concerné.

Cette distinction paraît secondaire, mais elle change tout pour trouver une sortie, calculer un péage ou suivre une perturbation. En cas de doute, je privilégie toujours le trio ville, numéro de sortie et autoroute actuelle. C’est le moyen le plus simple de transformer une référence ancienne en information réellement utile sur le terrain.

Questions fréquentes

Le projet initialement identifié comme A70 a ensuite été associé à la référence A67, puis intégré à l’A77. Pour un déplacement actuel dans ce corridor, c’est donc le numéro A77 qu’il faut utiliser.

L’A70 est une ancienne désignation. L’A71 relie Orléans à Clermont-Ferrand, notamment via Vierzon, Bourges et Montluçon. L’A79 correspond à une section concédée de la RCEA dans l’Allier, entre Sazeret et Digoin.

Commencez par repérer les communes de départ et d’arrivée, puis comparez le tracé avec une carte récente. Vérifiez ensuite les numéros de sortie, les raccordements, les conditions de circulation, les travaux et le péage.

L’A79 utilise le péage en flux libre, sans barrières physiques. Des portiques enregistrent le passage et le conducteur règle ensuite selon les modalités prévues par l’exploitant.

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Lorraine Martinez

Lorraine Martinez

Je m'appelle Lorraine Martinez et c'est avec 15 années d'expérience que je me consacre à la simulation de transport et à la mobilité urbaine sur omsi-gpm.fr. Mon parcours m'a amenée à explorer en profondeur les complexités des systèmes de transport, un domaine qui me fascine par son impact direct sur notre quotidien et sur l'organisation de nos villes. J'aime décortiquer les mécanismes qui régissent nos déplacements, afin de rendre ces sujets parfois ardus plus accessibles à tous. Mon approche consiste à croiser les informations, à vérifier mes sources et à organiser le savoir de manière claire pour vous offrir des contenus utiles, précis et toujours à jour sur les dernières tendances et les défis de la mobilité de demain.

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